Lundi 02 Mai 2011
Le Dernier Article
Je ne sais pas à qui suis-je en train de m’adresser exactement, alors on va faire ça en deux parties.
D’abord, au présent, même si la redirection a largement dû faire son effet vu l’heure qu’il est (je devrais être au lit depuis au moins deux heures !), et donc officiellement faire de cette version une « vieille » version, je ne me voyais pas faire la transition sans prévenir au préalable. C’eut été bien mesquin. Et ça n’est pas mon genre.
Ce blog a six ans et demi. Il devrait bientôt savoir lire et demander de l’argent, c’est pourquoi j’ai décidé de changer de quartier. C’est plus sûr. J’ai commencé à poser les pieds ici un mercredi après-midi de Terminale où j’avais assez de chose à faire pour rester sur une chaise à ne rien bidouiller d’autre qu’un carnet virtuel dont l’espérance de vie était particulièrement faible. Je veux dire, faire un blog, soit, mais enfin ! Je me souviens particulièrement avoir pris la feuille de CSS, changer les valeurs sans trop faire gaffe et arriver sur ce design en bleu, noir et blanc. Puis, un incalculable nombre d’heures passées dessus plus tard, ayé, six piges. Et demi, quand même.
Pour l’occasion, même si ça n’a strictement rien à voir, je bouge de yAronet et je migre sur un Drupal tuné ! Comme d’hab, je vais galérer pendant une bonne douzaine de générations avec la CSS, et comme d’hab, ça risque d’être chaotique et chirurgical pendant la phase de rodage. Mais où serait le plaisir, sans ça ?
Depuis 21h, http://www.sodomyth.com redirige vers http://www.sodomyth.com/blog/ . C’est débile, je sais. On n’a pas inventé les dossiers root pour la déco. C’est lamentable, que voulez-vous. La pelote RSS change aussi de crèmerie, et est désormais déroulante sur http://sodomyth.com/blog/?q=rss.xml Pour les trois personnes que ça pourrait intéresser...
Un grand merci à tous ceux qui ont contribué au développement de So Do Myth version yAronet, à savoir yAro, Zephyr, à qui je dois toujours un paquet de BN pour avoir permis de switcher entre les deux designs quand le nouveau est arrivé, ça doit faire quoi… 2 ans ? , Ethaniel, Meowcate, Nil et les autres que j’ai oublié, c’est encore plus lamentable.
Ah oui, accessoirement, un énorme remerciement à vous, lectrices et lecteurs qui consentez à perdre votre temps dans les alentours. Ca me fait toujours un petit quelque chose de là à là. J'aurai l'occasion de le redire, mais enfin on ne le fait jamais assez, de toute façon !
Pour la migration, voir la petite phrase sous la bannière. C’est indiqué, vous ne pourriez pas vous perdre.
Pour ceux qui viendraient du futur et qui auraient décidé de se lancer dans un vaste ratissage archéologique en vue de me faire chanter ou de me refuser un job, coucou ! Je ne sais pas comment vous avez fait pour arriver ici, mais vous devez sacrément m’en vouloir. J’espère que ça n’est pas quelque chose que j’ai dit, ou plusieurs choses que j’ai faites. Dans tous les cas, qui que je sois devenu, je pense que je reste ouvert aux questions et remarques les plus diverses et fleuries. Sauf si je suis mort. Auquel cas je ne reste ouvert qu’aux fleuries. On se rencarde à la bonne époque !
Samedi 30 Avril 2011
Enigme
Comme je ne me sens pas en état d'écrire un vrai article, vous trouverez ici une petite énigme qui devrait vous occuper assez longtemps avant de venir porter plainte pour délaissement. N'hésitez pas à prononcer plusieurs fois l'énoncé à haute voix. Pensez "alphabet".
La ville de Saint-André-en-Chêne compte vingt-cinq clochers. Sur ces vingt-cinq clochers, deux sont en pierre, cinq sont marrons et neufs font plus de douze mètres de hauteur. Lorsque le soleil se couche, l'ombre des clochers ressemble à un papillon, alors que quand c'est l'hiver, elle ressemble à un radis. Il y a 2.876 habitants à Saint-André-en-Chêne, dont 324 qui n'ont pas la télévision. La rue principale s'appelle la rue "Jean Jaurès". On y trouve une poissonnerie, une boulangerie et une animalerie. Dans la petite rue en contrebas du petit moulin, à l'exact opposé au nord, on trouve également une poissonnerie, une boulangerie et une animalerie.
Ce jour là, il pleut.
Que peut-on en déduire ?
Indice:
Mercredi 27 Avril 2011
Fandom 2
Ca faisait combien de temps que j'en avais pas collé une tartine sur Doctor Who ? Oh, bon, ça va, hein, si ça peut compenser, ça fait combien de temps que je n'ai pas parlé de mon pancréas ?
Les fans sont des créatures pleines de mystères. Sur le coup, c'était surtout "débile" qui me venait, mais "pleines de mystères" me parait très bien aussi. Si cette assertion est valable pour toute oeuvre méritant un tant soit peu d'attention, Justin Bieber, les Shaggs, Baten Kaitos, ta mère ou les brocolis, elle trouve tout son sens dès que l'on aborde l'héroïc-fantasy ou la science-fiction. Il n'y a rien de plus dangereux qu'un fan de Star Wars lâché dans une discussion entre amateurs, pardon, entre noobs. Ces gens sont prêts à s'entretuer pour un différend concernant la notice de montage d'un sabre-laser. Ou concernant la pertinence d'un Y-Wing pour une mission de reconnaissance plutôt qu'une laitue ordinaire. Alors que bon, euh, on est quand même dans un univers où les gens peuvent faire bouger des choses avec leur esprit mais ont malgré tout gardé la pudeur, en 3000 ans d'Histoire, de ne pas en explorer les déclinaisons ludiques entre adultes responsables. Voyez la crédibilité.
Et puis, un jour, les fans ont découvert l'écriture.
Au-delà des innombrables qualités que peuvent avoir les fans qui se lancent dans de la création de fan, rien ne dit que certains ne savent pas brillamment cuisiner, il y a tout de même un léger accroc qui fait que 98% de la production émise par les fans mérite tout juste de servir d'éponge ou de rideau de douche: la différence entre chercher à assouvir un fantasme (non seulement l'Empereur n'est pas mort, mais il a 500.000 clones dans toute la galaxie ! - ah, on me fait signe que cette version des faits est autorisée par George Lucas. Sacré George !) et raconter une histoire en lien avec un univers particulier.
L'intérêt de l'univers de Doctor Who, c'est qu'il a moins de limites que la sexualité de Paris Hilton, que les délires les plus fous peuvent être réalisés à l'aide de trois fois rien en habillage scénaristique. Je veux dire, l'Univers est au bord de la destruction deux épisodes sur trois. C'est pas dans Mad Men qu'on verrait ce genre de choses
Et pourtant, 9 fanfic sur 10 sont rattachées à Rose Tyler. Je vous jure, ça donne des envies de "Dieu reconnaitra les siens".
L'année dernière, après avoir avoir rattrapé mon retard et m'être rendu compte que dix mois d'attente, ça allait être long, je me suis mis à avoir un mauvais réflexe de fan: écrire une fanfic. C'est nul, oui, je sais. Mais Doctor Who a un postulat de base trop riche et trop unique pour ne pas faire rêver. C'est dur, hein. Quitte à faire de la merde, autant la faire bien, et j'étais plus ou moins parti pour faire une sorte de "saison virtuelle" avec 13 épisodes, un arc narratif et tout ça tout ça, histoire de me tenir au chaud pendant le stage. A l'époque aussi, j'étais en stage. Je suis toujours en stage. La vie entière est un stage.
Ordoncques, sur 13 épisodes, j'ai vaguement réussi à bricoler six histoires et demi parce que j'avais autre chose à faire, comme de la vaisselle, par exemple. Aucun n'a passé le stade du script, parce que s'il avait vraiment fallu la rédiger, j'aurais dû le faire en anglais, et j'avais vraiment, vraiment autre chose à faire vu que j'ai un grand évier.
Tout ça pour dire que j'ai vu le résumé de l'épisode écrit par Neil Gaiman, et plus ça passe, plus je sens le gros spoiler venir.
Alors, en "cliquez ici pour lire la suite" et au risque de neutraliser mon amour propre, j'ai envie de joindre un feuillet de notes en bonus, juste comme ça, pour le plaisir, déjà parce que ça ne sera vraisemblablement pas recyclé, ni exploité, ni rien du tout d'ailleurs, ensuite parce que ça n'intéresse personne, et je trouve ça cool, éventuellement parce que si mes spéculations sont bonne, cela démontrera aux yeux de tous que j'ai presque eu, de loin, roh bon, ça va, la même idée que Neil Gaiman (classe man, top of the pop !), et aussi parce que ça me fait un article pas trop cher payé, c'est toujours ça de pris.
Mardi 26 Avril 2011
Aux Yeux de Tous
Quelle joie de voir le soleil d'été illuminer de ses doux rayons notre quotidien, bel et bien débarrassé de ses mornes traits hivernaux qui devraient, si tout se passe bien, revenir gaillardement en juillet / août pour nous plomber le bronzage pendant les congés payés ou pas, vu qu'on se fait planter en douce depuis cinq ou six ans, ah, ma bonne dame, je vous jure, il y a des jours où qu'on dirait qu'y a plus de saisons.
Avec la chaleur du mois d'avril nous monte en tête l'humeur printanière. On se sent bien, on se sent beau, on se sent heureux, on serait prêt à aller féconder un steack tartare au nom de la Paix entre les peuples. Moi, ascète stagiaire ne répondant qu'à la sirène de mes trente-cinq tranches de lard hebdomadaires moins la pause pipi, je reste en retrait de cette euphorie grandissante et me contente d'observer mon peuple, mes frères de sang, mes soeurs de règles, d'un regard attentif et attendri.
Ici, deux voisins qui se disent "bonjour" pour la première fois.
Là, un jeune couple qui se découvre avant même de le savoir.
Ailleurs, un vieil homme qui cueille une fleur pour son ancien amour qui l'a quitté trop tôt pour le Royaume des Cieux
Récemment, j'étais assis dans l'herbe et contemplais, émerveillé, deux mouches jouer à cache-cache avec leurs organes génitaux lorsque je vis une petite fille danser sur la pelouse. Elle avait la grâce et la gaucherie que tous les enfants peuvent avoir lorsqu'ils sont heureux et décongelés. Son rire éclatait comme
"Dis maman, tu crois que ce sont des fées ?", demanda-t-elle alors qu'elle en laissait quelques unes trouver refuge sur son visage. "Non
Beaucoup de grandes personnes s'émerveillaient de voir cette petite fille s'amuser de peu, imaginant son petit monde au gré des petits pollens, se mouvant dans cette essaim comme une reine en son royaume.
Pourtant, parmi eux, combien savent ce qu'est vraiment le pollen ?
Si l'on en croit Wikipédia, dont le remarquable sourçage de l'article sur l'artichaut ne nous laisse aucun doute possible quant au sérieux et à la pertinence de ce registre électronique, le Pollen (du grec palè : farine ou poussière) constitue, chez les végétaux supérieurs, l'élément fécondant mâle de la fleur. En somme, ce qui nous caresse la joue, qui s'accroche à nos cheveux et qui volette sous nos yeux quand viennent les beaux jours ne sont pas seulement de jolis petits flocons végétaux, c'est
du SPERME de FLEUR.
Au printemps, le pollen est partout. Si les animaux s'adonnent discrètement aux plaisirs hydro-pompistes quand vient l'heure de mettre un plat au four, ils le font discrètement. Dans le noir, derrière un buisson... alors que le monde végétal festoie gaiement voire, disons le, célèbre Monsieur Soleil en organisant une orgie quasi planétaire, aux yeux de tous, et au mépris des nobles gens qui se prennent des bukake à tour de bras sans MÊME en avoir conscience !
Si les enfants d'aujourd'hui n'ont plus aucune pudeur, ça n'est pas à cause des clips à la télé, d'Internet ou de ta mère. Les enfants sont bêtes. Ils ont fait ce qu'on leur a dit de faire: regarder les petites fleurs au lieu de penser à des choses futiles comme conjuguer la table de 6. Et les petites fleurs, elles ont une sexualité plus libre que OpenOffice. Les gens s'étonnent, y a des fois, on dirait vraiment qu'ils en font exprès.
Samedi 23 Avril 2011
Dieu existe (dans ton salon en VOSTFR)
Qui est Dylan Moran ?
Né d'une expérience infructueuse entre des cheveux et une caisse de Bordeaux périmés, Dylan Moran est un être hybride, mi-homme, mi-Dieu, connu principalement pour son Œuvre dans Black Books et dans le monde merveilleux du comique anglo-saxon. Et ce paragraphe ne contient pas un gramme d'ironie.
En France, le stand up et le one man show est dominé par un état d'esprit proche de l'hystérie mesurant le succès d'une production à son réalisme. Gad Elmaleh se repose uniquement sur deux phrases: "Je ne sais pas si vous avez remarqué", voire "Je ne sais pas si tu as remarqué", vu que la hype est au tutoiement, va comprendre, et "Hihihi, c'est trop vrai". Ce qui permet aux artistes en quête de gloire, d'argent et de cul en général de ne pas nécessairement chercher des sujets rigolos, mais juste des sujets qui concernent un public plus large, à faire trois tournures de phrases, et hop, un pestacle, à moi les gonzesses.
Sauf qu'il ne suffit pas de faire une étude de marché pour être drôle.
Il suffit de voir un spectacle de Dylan Moran pour se rendre compte que Florence Foresti est une gentille débutante, que le cas Anne Roumanoff est malheureusement insoluble et que le Jamel Comedy Club repose sur de gigantesques cordages plus que sur de la fine mercerie humoristique.
Il fait trop beau, cet argumentaire devient pénible. Ruez-vous sur ce que fait Dylan Moran en séries et en spectacle. Comme c'est inaccessible en France, vous trouverez ci-joint de quoi voir par vous même et, au passage, je tiens à rappeler que le coffret Black Books ne coûte rien et que sa vie, son oeuvre est encore parfaitement abordable et en vaut largement la peine.
Bordel.
Vendredi 22 Avril 2011
Que nous apprend VRAIMENT Piss Christ ?
Si les multiples compétences dont je jouis au quotidien font de moi une sorte de modeste surhomme dès lors qu’il s’agit d’intégrer un légume oblique ou circulaire dans un rongeur de taille médiocre, mais ça n’est qu’un exemple, quelques lacunes entachent le doux et beau portrait qu’est le mien et dont la présence fait encore et toujours le bonheur d’une poignée de chèvres alpines que j’eus la chance de rencontrer lors d’un pèlerinage en 1976. Par exemple, je suis incapable de produire le moindre son avec mon intestin grêle.
Aussi, quand je cesse de m’entrainer pour devenir une femme meilleure, et plutôt que de me morfondre, je regarde les informations. Et qu’ouïs-je, en cette semaine qui avait si bien commencée ? On maltraite une œuvre d’art ? « Non, Nadine Morano se porte bien, merci », répondit mon voisin, ou mon pied droit, je ne sais plus trop, car j’avais encore pensé trop fort. J’aime penser fort. Je pratique la télékinésie en amateur. J’ose croire que le jour viendra où il sera possible de se récurer les ongles sans bouger une phalange, mais en chantant « Un jour mon prince viendra » avec un fort accent austro-serbe, un accent de ceux qui donnent envie d’envahir la Pologne tout en faisant un fondu au chocolat. Oui, on peut-être noir ET juif. Le cumul n’est pas un concept qui date d’Alain Juppé.
Bref, entendis-je de mes yeux aussi alertes que perçants, oui, triste monde, il fallait me rendre à l’évidence, on avait massacré une œuvre d’art. Il n’était pas encore 11h du matin. Je sortais donc tout juste de mon sommeil paradoxal, appelé ainsi car je dors SANS fermer les yeux ALORS que je suis en stage, et étais donc bien moins disposé à lire le texte qu’à regarder les images, chose que je fis avec brio avant de savoir de quoi il en retournait dans le monde réel.
L’image m’apparut.
Choc.
Mais qu’était cette image, belle et forte à la fois, tendre et puissante, calme et si nerveuse ? Une œuvre à l'élégance rare, à n’en point douter. A première vue, on aurait dit un Christ par coucher de soleil, mais il ne me fallut que très peu de temps pour me remettre de ce premier constat. En toute évidence, il était ici question d’un crucifix tétanisé dans un morceau d’ambre, tel un moustique dans Jurassik «trololo le caca de brontosaure» Park. Et puis, vers 14h, lorsque mon cerveau m’invita à lire le propos qui était effectivement inscrit tout autour de l’image, je constatai avec effroi que d’ambre, il n’y avait point, mais que d’urine, ça baignait dans tous les angles. Stupeur et tremblement. L’œuvre fut saccagée parce que blasphématoire. Et voilà comment un artiste incompris se retrouve cloué par une junte populaire qui ne prend pas la peine de l’écouter.
Car, finalement, de quoi s’agit-il concrètement ? Il serait trop simple de limiter sa perception de l’œuvre au premier regard. Si l’on examine avec rigueur ce petit crucifix de plastique et ses alentours proches, l’on se rend compte que l’urine est rougeoyante, telle un cocktail d’été que l’on siroterait sur les bords de mer, écoutant les mouettes passer, savourant l’écume s’effondrer sur le sable, faisant sa liste de course parce que de la parisienne à la plage, pour le commun des bretons, c’est comme un string panthère taille douze ans à un concert de Justin Bieber, il y en a dans tous les coins, ça frôle l'indécence, mais on ne s’en lasse jamais. (l’auteur de ce blog désapprouve cette phrase) (hein maman)
L’urine est rougeoyante. Et qu’est-ce que le rougeoyant sinon l’annonce prochaine d’un fatal disfonctionnement rénal ? VOIRE PIRE ? Oui, camarades, ce plein de pipi que vous avez sous vos yeux et dans lequel baigne Jésus Nazareth Représente n’est jamais que celui de la plus grande crainte de l’homme, celle de se voir emporté par ses propres abats parce qu’on a le goulot trop serré ou la petite poche trop gonflée. Derrière Piss Christ se cache le vrai combat de nos jours, celui du mâle contre la couche culotte et pour la survie de la prostate, notre amie à tous dont on sait que les jours sont comptés à plus ou moins long terme.
Le message est clair : on dit que Jésus est mort crucifié, mais qui nous dit qu’il n’avait pas des problèmes de robinetterie ?
Piss Christ montre aussi que le plastique n’est pas excessivement soluble dans l’acidité urinaire. Si j’avais su ça avant, j’aurais évité quelques déconvenues empiriques lors de mes travaux de recherche sur le PVC de mes voisins. J’avais 7 ans. Je crois que la mise à prix sur ma tête et mes dents de lait est encore valable.
Dimanche 10 Avril 2011
Rapport du jury du Prix Littéraire 2010 des Notices Administratives
Comme à chaque saison, le Prix Littéraire des Notices Administratives prime les différentes œuvres, notes de synthèse, révisions générales, mémos internes ou encore documentations générales, œuvres qui ont, de leur superbe ou de leur audace, marqué leur Histoire le temps d’une année.
Si le jury est convaincu par ce mot d’ordre, qui anime chaque séance et chaque délibération avec la fougue que l’on reconnait aux grands rédacteurs que furent naguère les juges d’aujourd’hui, il doit en assumer la prétention et reconnait que nul Homme n’est infaillible, et que l’erreur d’évaluation est parfois plus sévère que l’erreur d’écriture que sanctionne pourtant ladite évaluation. Toutefois, le jury a tenu à observer une objectivité aussi rigoureuse que possible afin de trancher au plus juste parmi plusieurs œuvres dont le départage fut plus que difficile, il fut parfois une épreuve.
De même que stipulé par la note de référence « Circulaire à destination des membres du jury du Prix Littéraire des Notices Administratives : éléments de jugement en vue d’un respect optimal de la qualité des œuvres », paragraphe « concernant les années multiples de 5 », le jury a composé avec des critères évidents qui paraissaient, tant à lui qu’à l’Administration Centrale, particulièrement incontournables. Il a donc cherché à reconnaitre la consistance du papier, l’épaisseur du texte, la présence d’un ou des logos de la structure émettrice, la qualité de la reliure en spirale ainsi que la disposition des alinéas et des interlignages, indispensables à une bonne lecture et à une bonne interprétation du propos.
Le jury au grand complet
D’autres critères entrèrent bien sûr en compte, mais le jury a tenu à se démarquer de ses prédécesseurs en en intégrant de nouveaux, afin d’éloigner les risques d’une nouvelle polémique telle que connut le concours en 2009 avec la très controversée « Communication interrogeant le bien-fondé du format 21cm x 29,7cm comme standard employé pour diffuser les nouvelles directives culturelles dans les communes de 420 habitants à 670 habitants ». Furent ainsi observés le nombre de couleurs utilisés dans le titre, la présence ou non d’un diaporama informatique, l’épaisseur des annexes et le nombre de phrases comprenant plusieurs paragraphes ou plus de vingt-six petits tirets.
L’incontestable profusion d’œuvres conduisit le jury à être particulièrement sélectif, jusqu’à retenir sept finalistes et un Prix Spécial Coup de Cœur, destiné notamment à encourager les nouveaux arrivants.
Une des premières propositions retenues fut « Note de synthèse portant sur l’application du fonds social européen au regard des mutations économiques d’après crise : un espoir pour le développement territorialisé de l’agroalimentaire chevalin » qui partit grandement favorite puisqu’elle disposait à la fois d’alinéas remarquables et d’une propension incomparable pour caler une chaise, quelque soit le modèle de chaise considéré. Malheureusement, un trop grand nombre de verbes conjugués finit par reléguer ce concurrent au rang de dernière place parmi les finalistes.
Les qualités stylistiques de « Pour une adaptation planifiée au numérique dans l’optique d’une économie multimédia efficiente : analyse, enjeux et conséquences de la désaffection de la disquette 3 ½ dans les administrations centrales » le placèrent immédiatement parmi les vainqueurs potentiels. Une vive polémique saisit toutefois le jury qui fut bien forcé de reconnaitre que le propos défendu ne pouvait être écarté des critères observés et, le cas échant, fit office de point pénalisant, la disquette 3 ½ n’étant pas en désaffection, loin de là, dans les administrations centrales.
Audacieux dans son approche, proposant un jeu de mot primé au Festival de l’Humour de Bureau, « Vert et revers : Compte-rendu du processus de concertation portant sur la problématique environnementale liée à l’entretien des cours de tennis dans une perspective durable et éco-citoyenne » retint également l’attention du jury à travers son message subversif : promotion des enjeux du tennis au sein d’un concours administratif, alors que le tennis est source de maux au poignet et donc de contre-efficacité chronique. Hélas, en dépit de ses indéniables qualités, il y avait meilleur que lui.
En témoigne le particulièrement audacieux « Observations sur l’utilisation du crayon vert au premier semestre du CE1 : nomenclature, hygiène, enjeux sociologiques et aboutissants pédagogiques » dont le contenu est, certes, sujet à débat, mais soulève des points d’autant plus intéressants que le pied de page y est soigné et que le sommaire indexé est un modèle d’efficacité ergonomique. La reliure en spirale est un modèle du genre et ne pouvait que motiver sa sélection parmi les finalistes.
« Eléments de conclusions normatives sur la révision des systèmes de roulement des dispositifs mobiles de stockage de déchet : de la nécessité de pouvoir déplacer ses détritus à l’heure de l’expansion Européenne » avait l’étonnante particularité de ne pas être écrit en Courrier News. A la relecture, après les sélections liminaires, un œil averti nous fit remarquer qu’une erreur de typographie transforma un paragraphe entier en Comic Sans Ms. Si l’erreur ne peut être blâmée au sein de la démarche, dont les qualités ont été reconnues, il fut difficile pour le jury de ne pas en tenir compte.
Une des principales controverses au sein du jury fut celle de « Etude d’impact : pour une révision des normes domestiques liées à la standardisation et à la généralisation des interrupteurs électriques. » Là où certains membres reprochèrent un manque criant d’originalité dans l’ensemble de la directive, d’autres y virent l’éclat d’une procédure à son paroxysme. L’étonnant revirement du chapitre 56, « Concernant les interrupteurs plastiques de cinq centimètres sur quatre », osant non seulement l’intégration de graphiques en couleurs mais aussi, et surtout, une harmonisation des marges à 2,5 centimètres, poussa le jury à se rendre à l’évidence : la provocation est luxueuse, cette année.
Chose bien délicate que nommer un vainqueur au milieu d’une telle profusion de talents. Après de longues heures de débat, facturées au prorata du temps de parole, le jury décida de s’arrêter sur la production qui sera l’étendard du savoir-faire administratif français pour l’année ouvrable à venir. « Note relative à l’homogénéisation des principes d’hygiène lors des échanges commerciaux transatlantique du rutabaga : Appendice concernant les rutabagas de plus de 470 grammes » est tour à tour étonnant, complet, complexe, peu didactique, et entièrement rédigé en Arial Narrow 11,5 interligne 1,5. Plus qu’une simple, mais non moins brillante, note d’ingénierie technicienne, ce texte rassemble ce qui fait de la note de synthèse administrative une véritable spécificité culturelle.
Manuscrits primés depuis 2007.
Le jury a également sélectionné, pour le Prix Spécial, l’audacieuse et très pertinente « De la considération de la reliure en spirale dans les concours littéraires : la problématique de motricité des pages dans la recherche d’un mécanisme de détente et de réflexion optimisé ».
Le jury tient à féliciter l’ensemble des concurrents pour leurs efforts, leur talent et leurs heures supplémentaires. Rappel : la date limite de remise des œuvres pour le « Prix littéraire 2011 des notices administratives » qui entrent dans la catégorie « Stagiaires » n’est plus fixée au 25 décembre mais au 31 septembre, optimisation des plages horaires oblige.
Mardi 05 Avril 2011
Expérience (logiquement foireuse)
J'ai un petit frère. C'est typiquement le genre de choses qui arrive. Bon, il est gentil, parfois même il me laisse le battre à Mario Kart (il est très très fort à Mario Kart)
Nos week-ends sont fous ! Lorsque nous ne nous levons pas à 4h du matin pour allez chasser gaiement la truite volatile des hautes herbes, nous discutons à gorge déployée de pour ou contre Kierkegaard tard le soir dans les rues sombres.
Et puis, comme il fallait bien trouver des excuses pour ne pas vider le lave-vaisselle, nous nous missent à l'ouvrage.
Il faudrait vraiment que je pense à faire de vrais articles, un jour.
Dimanche 03 Avril 2011
Fandom
Condition n°1: Le Discours d'un Roi est un film fantastique
Condition n°2: Moi + Doctor Who = Division affective par zéro
Condition n°3: J'ai plein de temps libre
Condition n°4: Adobe Premiere
Voilà voilà.
La prochaine fois, je ferai quelque chose de bien, comme sauver des vies ou cultiver des jonquilles sur les bords de Seine. Ah, la Seine... J'ai connu l'amour sur la Seine, une fois. C'était avec un poisson. Il était mort.
Oh, et puis tant qu'on est dans les vidéos honteuses, je vous invite en secret à tenter de décrypter cette... chose... faite maison pour les besoin d'un exposé à l'aide généreuse de... euh... je pense que conserver son anonymat serait une bonne chose, mais si vous voulez un indice, il se trouve que je vis avec.
Mercredi 16 Mars 2011
*krzkzrkrzkrz* Ici Hérouville Saint-Clair *krzkrzkrz*
Mon Dieu, je vais devoir commencer cet article en racontant ma vie.
Si l'électroproductivogramme de ce blog reste désespérément plat malgré quelques reliefs aussi impromptus qu'imprévus
Je fais de la radio.
Je ne savais pas comment te le dire.
Le projet est né en début d'année alors que je ne savais pas quoi faire de ma vie. On fait de ces choses, quand on est dans le doute ! C'est désarmant. Bref. Plutôt que d'être constructif ou de proposer mon corps pour sauver l'univers et faire décliner les grands maléfices terrestres qui assaillent notre société et la font plier sous une terreur inhumaine, terreur qui saque et sabre chaque jour des dizaines, des centaines, des milliers de vies, et si chaque vie est un miracle, l'Homme oublie trop souvent d'avoir la foi et c'est justement cette foi que je voulais, héroïquement, avec la petite étincelle de flamme vive, transmettre à mon prochain, je décidai de me proposer pour dire des bêtises dans un micro, c'est tellement plus marrant !
Aussi naquit le projet "Hirondelle" car nous n'avions pas de nom. Ayant un bon ami sous le coude qui n'était pas non plus le dernier pour filmer et faire des choses étranges avec ou sans accessoires, l'équipe était toute trouvée. Il fallait juste choper un concept.
Après quatre bouteilles de coca vidées (par une seule personne) et deux casseroles de pâtes trop cuites, le brainstorming s'arrêta sur un concept et deux ou trois lignes suffisantes pour proposer la chose sur une radio locale qui recrutait. Essai, négociation, mise à feu. Dans la foulée, on a récupéré une prof de fac qui vient régulièrement nous faire un petit mot, et, à la technique, un mec qui est accessoirement un membre reconnu des Concrete Knives
Aujourd'hui, on en est à la seizième. Comme on est des billes en radio, on est toujours en rodage, mais ça ne nous empêche pas de rouler la chose pour essayer de faire en sorte que l'auditeur y prenne autant de plaisir à l'écoute que nous à l'enregistrement.
Je pourrais vous lourder pendant des heures avec différentes anecdotes (par exemple, saviez-vous que Napoleon ne portait que des slips sales ?), mais je préfère vous laisser aller voir sur le site par vous-même (vous pourrez même commenter sur place et tout, c'est complètement technologique !) et poster une recette de la tarte au concombre.
Bon courage. Pour ceux qui voudraient s'y mettre.
Vendredi 11 Mars 2011
Psychanalyse-moi !
Autant j'ai été vendu avec un paquet de fonctionnalités plantées à même le BIOS (les poils, du rire au quotidien), autant j'ai grapillé quelques avantages maison qui compensent un peu quand je me sens triste. Par exemple, je fais des rêves plutôt cool.
Bon, les rêves cool, c'est pour moi. C'est chouette sur le moment, après, ça n'intéresse plus personne, et je me retrouve neuf fois sur dix à les dégager de ma mémoire pour y stocker des informations plus rigolotes, comme celle de la tourte au concombre ou le nombre de boulons vissés par George Washington en 1776.
La plupart de mes rêves cools se retrouvent... quelque part... vous ne voulez pas savoir où. Mais bon, disons simplement que c'est très généreusement rentabilisé. Il arrive parfois que je fasse des rêves cools, mais pas rentables, auquel cas il faut bien les fourguer quelque part parce que ça serait trop bête, voyez-vous.
Le rêve de ce soir était chouette, mais pas assez chouette pour être vraiment exploitable. Le genre de truc bourré de fausses bonnes idées. Seulement, je m'en souviens presque entièrement, ce qui est assez rare pour être souligné. La chose suivante est une retranscription à peine édulcorée de la nuit dernière. A priori, ça n'a pas de sens, mais... c'est un rêve ! Et c'était rigolo à écrire. Et je procrastine comme je peux, m'emmerdez pas.
