Edito
Jeudi 20 Mai 2010
O tempora, o mores !
Mon grand-père ne voulait pas avoir de téléphone. Il disait que les nouvelles arrivaient de toute façon bien assez vite : on accueillait toujours les bonnes avec joie ; quant aux mauvaises, mieux valait les connaître le plus tard possible.
Oui mais voilà. Le problème de certaines nouvelles, c’est qu’elles nous tombent dessus comme ça, d’un coup. Peu importe le moment -trop tôt, trop tard-, le fait est qu’on ne s’y attend pas. La seconde d’avant, tout se passe normalement, la journée suit son train-train habituel. L’air n’est pas plus doux, le soleil ne brille pas plus fort, le chant des oiseaux n’est pas plus mélodieux1. Pourtant, l’instant d’après, tout s’écroule, en une seule seconde, qui nous parait une éternité. Notre monde bascule, sans pour autant que rien ne change autour de nous. Un malheur nous frappe, et il est d’autant plus grand que nous nous sentons le seul concerné. Il ne touche que nous, de plein fouet : le monde autour continue de tourner, la vie de bourdonner, mais sans nous. Nous sommes resté en arrière, comme cloué par l’information qui vient de nous parvenir.
C’est ainsi qu’il y a quelques temps, je suis tombé sur ce document2.
Pour les non-initiés (les « profanes », comme disent les juristes-dont-le-vocabulaire-n-est-pas-pédant-pour-un-sous-je-ne-vous-permets-pas-espèce-de-gueux), ce texte est une proposition de loi tout ce qu’il y a de plus classique. "Proposition", parce que le texte vient de députés. On dit "projet" quand il vient du Gouvernement. Comme ça, la séparation des pouvoirs est bien nette, genre on se fout pas de votre gueule ouvertement.
Cette proposition, donc, est la réponse des députés Radicaux de gauche à l’idée de "délégifération" émise par Sarkozy. Rien de bien méchant, à première vue, puisque les changements proposés sont mineurs, et "visent à mettre en évidence toute la portée concrète de cette notion innovante dont le sens n’est peut-être pas immédiatement accessible à tous". Vous aurez saisi la portée du message, qui vous rappelle en passant la chance que vous avez de pouvoir élire des représentants du peuple qui sauront défendre les intérêts nationaux et collectifs des citoyens français avec honneur et probité, dussent-ils leur sacrifier leurs intérêts personnels et leur vie familiale, dans la plus grande gravité et la dévotion la plus totale, sans s’abaisser à des querelles de bacs à sable dont la vacuité des propos ne fait qu’illustrer l’indifférence latente qui habite la plupart de ces dandys et je m’arrête là je sens que ça m’énerve.
Rien de bien important, donc. C’est ce que je me disais aussi, lisant en biais le texte luisant faiblement sur mon écran, tandis que mon esprit s’était déjà projeté vers une tâche autrement plus importante.
Et là, c’est le drame.
L’article 3. L’article 3 de cette proposition obscure indique sournoisement le véritable objectif de ces scélérats élus.
"La loi du 26 brumaire an IX est abrogée."
Je cligne des yeux, sans trop y croire. Mais aucune ambiguïté n’est possible. La réalité de leur méfait est là, et s’expose nue, sans honte.
Ils veulent abroger la loi du 26 brumaire an IX.
La phrase est sèche, mécanique, comme un poinçon que l’on plante entre les côtes d’un geste vif. Comme le sifflement du couperet de la guillotine qui s’abat un matin brumeux. Mais ici, nulle discrétion, nulle machination ourdie dans l’ombre, et c’est au grand jour que ces malfrats s’affichent devant le peuple amorphe, qui ne réalise pas. Et pis ! On leur fait l’accueil triomphal réservé à Daladier, de retour après la signature des Accords de Munich. Pareillement, on a envie de dire, de ce peuple pourtant muet : "Les cons ! Ah les cons ! S'ils savaient ce qui les attend…".
Car ce qui t’attend, peuple, ce n’est rien d’autre que la disparition pure et simple d’une des plus belles lois de ces dernières années, de ces derniers siècles ! Âge révolu d’un législateur sage et bon, de cette époque survit encore la loi du 26 brumaire an IX. Derrière cette date déjà poétique se cache la plus belle des règles :
« Toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation. »
Autrement dit, les femmes ne pouvaient porter de pantalons ! Obligation leur était faite de porter des jupes et autres robes. Douces époques que ces temps anciens, tendre héritage d’un passé bien français !
Et on ose aujourd’hui, sans rougir, qualifier ces dispositions d’ "obsolètes" ? Faquins, va !
Sachez, goujats, que ses dispositions ont déjà été nuancées, plus d’un siècle plus tard, par un législateur à la sagesse toujours intacte, lui. Et une dérogation existe depuis 1909 si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval.
Dès lors, pourquoi un tel acharnement insensé ? Pour qui agissent ces sicaires anarchistes ?
J’espère qu’il reste un peu d’honneur à nos institutions, et que cette triste atteinte aux valeurs nationales, portée par des individus dont la lâcheté consiste à s’attaquer à un vêtement pour esquiver le vrai débat3, ne passera pas les portes du Sénat ou de l’Assemblée Nationale.
Et puis franchement, les gars, au lieu de nous priver de textes propices à faire naître chez les juristes blagues ou rêveries, sachez que niveau simplification des textes, y a quand même de quoi se faire bien plaisir..
--------------------
1 Sauf si vous êtes à Paris. Dans ce cas, les oiseaux ne chantent pas : ils toussent.
2 Ne faites pas les surpris hein. Qui d’entre vous ne s’est jamais demandé comment, en cherchant en quoi le mythe du Roi Arthur avait été récupéré par les Plantagenêt, il était arrivé sur la page de la liste des épisodes de Bob l’éponge classés par occurrence du mot "gobelet" ?
3 Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. J’entends par "vrai débat" : comment obliger les étudiantes en fac de droit à ne porter que des mini shorts ou des jupes courtes entre avril et septembre ?
Oui mais voilà. Le problème de certaines nouvelles, c’est qu’elles nous tombent dessus comme ça, d’un coup. Peu importe le moment -trop tôt, trop tard-, le fait est qu’on ne s’y attend pas. La seconde d’avant, tout se passe normalement, la journée suit son train-train habituel. L’air n’est pas plus doux, le soleil ne brille pas plus fort, le chant des oiseaux n’est pas plus mélodieux1. Pourtant, l’instant d’après, tout s’écroule, en une seule seconde, qui nous parait une éternité. Notre monde bascule, sans pour autant que rien ne change autour de nous. Un malheur nous frappe, et il est d’autant plus grand que nous nous sentons le seul concerné. Il ne touche que nous, de plein fouet : le monde autour continue de tourner, la vie de bourdonner, mais sans nous. Nous sommes resté en arrière, comme cloué par l’information qui vient de nous parvenir.
C’est ainsi qu’il y a quelques temps, je suis tombé sur ce document2.
Pour les non-initiés (les « profanes », comme disent les juristes-dont-le-vocabulaire-n-est-pas-pédant-pour-un-sous-je-ne-vous-permets-pas-espèce-de-gueux), ce texte est une proposition de loi tout ce qu’il y a de plus classique. "Proposition", parce que le texte vient de députés. On dit "projet" quand il vient du Gouvernement. Comme ça, la séparation des pouvoirs est bien nette, genre on se fout pas de votre gueule ouvertement.
Cette proposition, donc, est la réponse des députés Radicaux de gauche à l’idée de "délégifération" émise par Sarkozy. Rien de bien méchant, à première vue, puisque les changements proposés sont mineurs, et "visent à mettre en évidence toute la portée concrète de cette notion innovante dont le sens n’est peut-être pas immédiatement accessible à tous". Vous aurez saisi la portée du message, qui vous rappelle en passant la chance que vous avez de pouvoir élire des représentants du peuple qui sauront défendre les intérêts nationaux et collectifs des citoyens français avec honneur et probité, dussent-ils leur sacrifier leurs intérêts personnels et leur vie familiale, dans la plus grande gravité et la dévotion la plus totale, sans s’abaisser à des querelles de bacs à sable dont la vacuité des propos ne fait qu’illustrer l’indifférence latente qui habite la plupart de ces dandys et je m’arrête là je sens que ça m’énerve.
Rien de bien important, donc. C’est ce que je me disais aussi, lisant en biais le texte luisant faiblement sur mon écran, tandis que mon esprit s’était déjà projeté vers une tâche autrement plus importante.
Et là, c’est le drame.
L’article 3. L’article 3 de cette proposition obscure indique sournoisement le véritable objectif de ces scélérats élus.
"La loi du 26 brumaire an IX est abrogée."
Je cligne des yeux, sans trop y croire. Mais aucune ambiguïté n’est possible. La réalité de leur méfait est là, et s’expose nue, sans honte.
Ils veulent abroger la loi du 26 brumaire an IX.
La phrase est sèche, mécanique, comme un poinçon que l’on plante entre les côtes d’un geste vif. Comme le sifflement du couperet de la guillotine qui s’abat un matin brumeux. Mais ici, nulle discrétion, nulle machination ourdie dans l’ombre, et c’est au grand jour que ces malfrats s’affichent devant le peuple amorphe, qui ne réalise pas. Et pis ! On leur fait l’accueil triomphal réservé à Daladier, de retour après la signature des Accords de Munich. Pareillement, on a envie de dire, de ce peuple pourtant muet : "Les cons ! Ah les cons ! S'ils savaient ce qui les attend…".
Car ce qui t’attend, peuple, ce n’est rien d’autre que la disparition pure et simple d’une des plus belles lois de ces dernières années, de ces derniers siècles ! Âge révolu d’un législateur sage et bon, de cette époque survit encore la loi du 26 brumaire an IX. Derrière cette date déjà poétique se cache la plus belle des règles :
Autrement dit, les femmes ne pouvaient porter de pantalons ! Obligation leur était faite de porter des jupes et autres robes. Douces époques que ces temps anciens, tendre héritage d’un passé bien français !
Et on ose aujourd’hui, sans rougir, qualifier ces dispositions d’ "obsolètes" ? Faquins, va !
Sachez, goujats, que ses dispositions ont déjà été nuancées, plus d’un siècle plus tard, par un législateur à la sagesse toujours intacte, lui. Et une dérogation existe depuis 1909 si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval.
Dès lors, pourquoi un tel acharnement insensé ? Pour qui agissent ces sicaires anarchistes ?
J’espère qu’il reste un peu d’honneur à nos institutions, et que cette triste atteinte aux valeurs nationales, portée par des individus dont la lâcheté consiste à s’attaquer à un vêtement pour esquiver le vrai débat3, ne passera pas les portes du Sénat ou de l’Assemblée Nationale.
Et puis franchement, les gars, au lieu de nous priver de textes propices à faire naître chez les juristes blagues ou rêveries, sachez que niveau simplification des textes, y a quand même de quoi se faire bien plaisir..
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1 Sauf si vous êtes à Paris. Dans ce cas, les oiseaux ne chantent pas : ils toussent.
2 Ne faites pas les surpris hein. Qui d’entre vous ne s’est jamais demandé comment, en cherchant en quoi le mythe du Roi Arthur avait été récupéré par les Plantagenêt, il était arrivé sur la page de la liste des épisodes de Bob l’éponge classés par occurrence du mot "gobelet" ?
3 Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. J’entends par "vrai débat" : comment obliger les étudiantes en fac de droit à ne porter que des mini shorts ou des jupes courtes entre avril et septembre ?
Lundi 17 Mai 2010
La Vita è Bella.
Aujourd’hui le temps est sublime à Montréal. Un ciel bleu comme on n’en a pas vu depuis Klein. Un soleil qui caresse doucement les tendres cuisses et les vigoureux biceps des Montréalais qui exposent autant qu’ils le peuvent, leur peau, en pleine activité de création de vitamine D. Une brise légère qui emporte les bruits de la ville loin, très loin.
Aujourd’hui, près de la statue du Guerrier Ailé (pas le X-men, le cousin de la Concorde) sur les pentes du Mont-Royal, les tam-tams se sont réunis et leur rythme entraînant, entêtant, fascinant, transporte la foule qui s’est amassée sur l’herbe vert tendre. Un petit groupe d’individus se déhanche en se livrant à une démonstration de la fameuse « Highonpotdance », qui se danse au ralenti, comme de juste.
Aujourd’hui, le pique-nique se compose de fraises (transgéniques, la taille de mon poing, bienvenue en Amérique du Nord.), et de la limonade locale. (Le jus de Poutine, non je rigole. Ne vous étouffez pas.)
(Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est la Poutine, c'est ça)
Et on en fait ça.
Mais je m’égare. On en reparlera.
Aujourd’hui donc.
Aujourd’hui, les roquets habituels qui promènent leurs bipèdes se font plus rares et l’on n’est pas forcé, comme dans notre Lutèce nationale, d’enclencher le détecteur automatique d’étrons, qui suscite cependant l’admiration de bon nombre de touristes.
Aujourd’hui, la vie est belle. On est dimanche et être allongée le nez dans l’herbe, le soleil dans le dos et les cheveux au vent, deviennent les trois cimes de plaisir, sans Duplo. On se laisse porter par le gazouillis des oiseaux et des bébés. Et lentement on s’éloigne de la rive du réel pour se laisser glisser dans la douce quiétude ouatée des rêves de milieu de journée.
Aujourd’hui, j’aime la Vie. Elle non.
J’ai attrapé un coup de soleil sur l’épaule gauche et un mal de crâne à vous trépaner un encéphale. Merci bien. La prochaine fois, je sors pas de mon lit.
Aujourd’hui, près de la statue du Guerrier Ailé (pas le X-men, le cousin de la Concorde) sur les pentes du Mont-Royal, les tam-tams se sont réunis et leur rythme entraînant, entêtant, fascinant, transporte la foule qui s’est amassée sur l’herbe vert tendre. Un petit groupe d’individus se déhanche en se livrant à une démonstration de la fameuse « Highonpotdance », qui se danse au ralenti, comme de juste.
Aujourd’hui, le pique-nique se compose de fraises (transgéniques, la taille de mon poing, bienvenue en Amérique du Nord.), et de la limonade locale. (Le jus de Poutine, non je rigole. Ne vous étouffez pas.)
(Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est la Poutine, c'est ça)
Et on en fait ça.
Mais je m’égare. On en reparlera.
Aujourd’hui donc.
Aujourd’hui, les roquets habituels qui promènent leurs bipèdes se font plus rares et l’on n’est pas forcé, comme dans notre Lutèce nationale, d’enclencher le détecteur automatique d’étrons, qui suscite cependant l’admiration de bon nombre de touristes.
Aujourd’hui, la vie est belle. On est dimanche et être allongée le nez dans l’herbe, le soleil dans le dos et les cheveux au vent, deviennent les trois cimes de plaisir, sans Duplo. On se laisse porter par le gazouillis des oiseaux et des bébés. Et lentement on s’éloigne de la rive du réel pour se laisser glisser dans la douce quiétude ouatée des rêves de milieu de journée.
Aujourd’hui, j’aime la Vie. Elle non.
J’ai attrapé un coup de soleil sur l’épaule gauche et un mal de crâne à vous trépaner un encéphale. Merci bien. La prochaine fois, je sors pas de mon lit.
Jeudi 06 Mai 2010
Allergies et Parenthèses
Tapie dans l’ombre, elle attendait. (Les choses terrifiantes et dangereuses se tapissent toujours. Ça doit être une de leurs compétences spéciales. Comme si Epiméthée, le pas doué, ne s’était pas arrêté pour réfléchir comme ça lui arrivait souvent et s’était exclamé de manière arbitraire et titanesque : « Ouhla toi tu fais peur, on dirait un tapir ! ». La mythologie étant ce qu’elle est, nos pauvres mémoires n’ont retenu que le terrifiant tapir. Depuis les choses, qui font peur, se tapissent et les tapirs font peur.CQFD.)
Tapie dans l’ombre, donc, elle attendait. (La seconde explication de cette caractéristique, bien qu’un peu plus douteuse, remonterait également à Epiméthée et à son frangin Prométhée, le premier s’écriant en voyant une des créations fourmilières du second: « Ouhla (Oui Epiméthée ne connait qu’une onomatopée…), C’est moche ça, t’as pas pire ? ». Ainsi que tout le monde le sait, Epiméthée souffrait d’un léger bégaiement et seul le « t’as pire » resta dans les annales. A part ça les Tapirs n’ont pas de complexe d’infériorité, merci.)
Elle avait enfilé son manteau de neige et de glace pendant de longs mois. (Il faut vraiment être malveillant, maléfique et sournois pour être prêt à se peler pendant plusieurs mois afin d’accomplir son effroyable dessein. Tiens d’ailleurs je me demande pourquoi les desseins sont-ils souvent effroyables ? A part l’orthographe du mot bien sûr, qui doit donner des cauchemars à tous les petits sixièmes et des frissons de plaisir sadiques aux profs de français, alors qu’ils articulent leur dictée du vendredi virgule plaisir venu d’une autre époque virgule où l'on savait prendre du bon temps point)
La bête se ramassait sur elle-même et attendait son heure parmi la boue et les congères. (On attend tous notre heure. Ne pas l’attendre, ce serait prendre le risque de la rater. Carpe Diem, Seize the Day et toutes les autres bêtises ne sont juste que les panneaux publicitaires accrocheurs sur les cotés de l’abribus de la ligne du temps qui passe. Comme les pubs Chantelle, Côte d’Or ou Sloggi. Elles ne servent qu’à nous distraire de l’interminable attente de notre heure. « Quand c’est pas l’heure, c’est plus l’heure », Ce n'est qu'une maxime un peu vague qui semble différer selon les individus mais qui sert surtout à faire des films hollywoodiens, selon les cas, marrants (Bruce Tout puissant), lacrymogènes (le dernier Peter Jackson), flippants (L’effet papillon) ou juste affligeants (Ghost, si on ne compte pas Whoopi Goldberg qui sauve les meubles.).)
Malgré quelques couacs, quelques derniers flocons de neige par ci par là, qui s’échappent des pans de sa cape, la scélérate lança son attaque.(Ah bah bravo maintenant on cautionne le racisme anti-canard. Je doute que des commentaires soient nécessaires mais je vais les faire quand même, tout en vous instruisant sur une jolie particularité de la culture Canadienne. (Ne me remerciez pas, attendez de voir la suite.) Au Canada on aime la nature, et on l’aime tellement qu’on est prêt à mettre sur les deux faces d’une pièce, un canard et une dinde. Mes excuses, votre Majesté ce n’était pas tant pour vous que pour le jour où Charles sera Roi. A ce moment là, ma pique sera vachement plus drôle. Donc sur la pièce de 1 dollar canadien, il y a un canard qu’on surnomme dans la langue de Molière et de Bœuf, le Huard Commun et dans la langue de Susan Boyle ou de Nick Clegg pour ceux qui regardent la campagne Britannique, a « Common loon ». Donc ce canard produit un son harmonieux. Voyez plutôt. Ne soyez pas trop surpris par les étranges mouvements des danseurs contemporains de Saint-Jean Port Joli, délicieuse bourgade de la région de Chaudières-Appalaches du Québec. Pas de souci, on les soigne. Bref les Canards ne font pas couac, C’est de la discrimination, je vais aller saisir Brigitte B. Enfin pas elle, hein mais 30 millions d’amis plutôt. Humm ça devient gore tout ça…)
Les bourgeons bourgeonnèrent. Les Papillons papillonnèrent. Les écureils écureillèrent et le pollen pollenisa. C’était son arme secrète. Les appareils de reproduction végétaux saturaient l’air électrique, flottaient en délicats flocons qui avaient l’air innocent, bouchaient les rigoles, fécondaient les plantes et irritaient les nasaux de nombres de mammifères, surtout les bipèdes. Ces derniers suffoquaient, grognaient, râlaient et agonisaient dans d’atroces souffrances, à peine soulagées par une drogue au nom barbare et plein de x. Et cela va durer. Après cela, on passe à la chaleur moite et orageuse de l’été.
Moralité : Montréal au printemps, c’est une killeuse.
PS : Je sais. Si vous enlevez les parenthèses, ce post manque un peu de consistance mais c’était soit ça, soit un remake de la chanson « Coup de soleil » de Cocciante version « Montréal au printemps, ça vous rend sautillant ». Vous voyez, les allergies, c’est pô si pire !
Tapie dans l’ombre, donc, elle attendait. (La seconde explication de cette caractéristique, bien qu’un peu plus douteuse, remonterait également à Epiméthée et à son frangin Prométhée, le premier s’écriant en voyant une des créations fourmilières du second: « Ouhla (Oui Epiméthée ne connait qu’une onomatopée…), C’est moche ça, t’as pas pire ? ». Ainsi que tout le monde le sait, Epiméthée souffrait d’un léger bégaiement et seul le « t’as pire » resta dans les annales. A part ça les Tapirs n’ont pas de complexe d’infériorité, merci.)
Elle avait enfilé son manteau de neige et de glace pendant de longs mois. (Il faut vraiment être malveillant, maléfique et sournois pour être prêt à se peler pendant plusieurs mois afin d’accomplir son effroyable dessein. Tiens d’ailleurs je me demande pourquoi les desseins sont-ils souvent effroyables ? A part l’orthographe du mot bien sûr, qui doit donner des cauchemars à tous les petits sixièmes et des frissons de plaisir sadiques aux profs de français, alors qu’ils articulent leur dictée du vendredi virgule plaisir venu d’une autre époque virgule où l'on savait prendre du bon temps point)
La bête se ramassait sur elle-même et attendait son heure parmi la boue et les congères. (On attend tous notre heure. Ne pas l’attendre, ce serait prendre le risque de la rater. Carpe Diem, Seize the Day et toutes les autres bêtises ne sont juste que les panneaux publicitaires accrocheurs sur les cotés de l’abribus de la ligne du temps qui passe. Comme les pubs Chantelle, Côte d’Or ou Sloggi. Elles ne servent qu’à nous distraire de l’interminable attente de notre heure. « Quand c’est pas l’heure, c’est plus l’heure », Ce n'est qu'une maxime un peu vague qui semble différer selon les individus mais qui sert surtout à faire des films hollywoodiens, selon les cas, marrants (Bruce Tout puissant), lacrymogènes (le dernier Peter Jackson), flippants (L’effet papillon) ou juste affligeants (Ghost, si on ne compte pas Whoopi Goldberg qui sauve les meubles.).)
Malgré quelques couacs, quelques derniers flocons de neige par ci par là, qui s’échappent des pans de sa cape, la scélérate lança son attaque.(Ah bah bravo maintenant on cautionne le racisme anti-canard. Je doute que des commentaires soient nécessaires mais je vais les faire quand même, tout en vous instruisant sur une jolie particularité de la culture Canadienne. (Ne me remerciez pas, attendez de voir la suite.) Au Canada on aime la nature, et on l’aime tellement qu’on est prêt à mettre sur les deux faces d’une pièce, un canard et une dinde. Mes excuses, votre Majesté ce n’était pas tant pour vous que pour le jour où Charles sera Roi. A ce moment là, ma pique sera vachement plus drôle. Donc sur la pièce de 1 dollar canadien, il y a un canard qu’on surnomme dans la langue de Molière et de Bœuf, le Huard Commun et dans la langue de Susan Boyle ou de Nick Clegg pour ceux qui regardent la campagne Britannique, a « Common loon ». Donc ce canard produit un son harmonieux. Voyez plutôt. Ne soyez pas trop surpris par les étranges mouvements des danseurs contemporains de Saint-Jean Port Joli, délicieuse bourgade de la région de Chaudières-Appalaches du Québec. Pas de souci, on les soigne. Bref les Canards ne font pas couac, C’est de la discrimination, je vais aller saisir Brigitte B. Enfin pas elle, hein mais 30 millions d’amis plutôt. Humm ça devient gore tout ça…)
Les bourgeons bourgeonnèrent. Les Papillons papillonnèrent. Les écureils écureillèrent et le pollen pollenisa. C’était son arme secrète. Les appareils de reproduction végétaux saturaient l’air électrique, flottaient en délicats flocons qui avaient l’air innocent, bouchaient les rigoles, fécondaient les plantes et irritaient les nasaux de nombres de mammifères, surtout les bipèdes. Ces derniers suffoquaient, grognaient, râlaient et agonisaient dans d’atroces souffrances, à peine soulagées par une drogue au nom barbare et plein de x. Et cela va durer. Après cela, on passe à la chaleur moite et orageuse de l’été.
Moralité : Montréal au printemps, c’est une killeuse.
PS : Je sais. Si vous enlevez les parenthèses, ce post manque un peu de consistance mais c’était soit ça, soit un remake de la chanson « Coup de soleil » de Cocciante version « Montréal au printemps, ça vous rend sautillant ». Vous voyez, les allergies, c’est pô si pire !
Vendredi 16 Avril 2010
Alice Remix
Suivre l’actualité c’est bien. La vivre, c’est mieux ! Non ce n’est pas une pub pour le nouveau né d’Envoyé spécial. Non je ne me prépare pas à vous parler des multiples « polémiques » qui semblent être les seules news que l’on peut obtenir de sa terre natale. (La poitrine dénudée de Louise Bourgeois dans la BA d’Adèle Blanc-Sec fera-elle plus ou moins vendre à l’international, le nouveau film de Besson ?, La First Lady trompe t’elle vraiment son mari ?). Tout cela n’a qu’un intérêt limité et somme toute très peu apparenté à ma vie quotidienne, fort heureusement.
Alice au pays des merveilles en revanche, Si.
Alice qui, suivant un lapin blanc, s’engouffre dans un sombre terrier et qui y découvre un monde étrange, peuplé de créatures excentriques et probablement dangereuses, Si.
Et pour paraphraser notre bon Louis le Lumineux dans un élan de mégalomanie bien sentie sûrement due à une surconsommation d’un gâteau autoritaire, je le dis : Alice, C’est moi.
Alice au pays des merveilles en revanche, Si.
Alice qui, suivant un lapin blanc, s’engouffre dans un sombre terrier et qui y découvre un monde étrange, peuplé de créatures excentriques et probablement dangereuses, Si.
Et pour paraphraser notre bon Louis le Lumineux dans un élan de mégalomanie bien sentie sûrement due à une surconsommation d’un gâteau autoritaire, je le dis : Alice, C’est moi.
Lundi 22 Mars 2010
Mes passe-temps
- Dans un musée d’art moderne
Contempler, l’air inspiré ou en écoutant le guide audio, un objet accroché au mur (extincteur, radiateur, consignes de sécurité…).
Quand 2 ou 3 personnes s’arrêtent à vos côtés et commencent à regarder, c’est gagné.
Le truc : À faire avec des amis, ou votre frère. L’instinct grégaire est accentué.
- Dans un centre commercial
Passer entre les portillons de sécurité en ralentissant ses mouvements, comme si un champ de force vous opposait une résistance.
Quand les personnes vous suivant anticipent, c’est gagné.
Le truc : S’entraîner à marcher au ralenti, et se retourner l’air surpris une fois sorti du "champ de force".
- En faisant la queue devant un cinéma d’art et d’essai
Lire Mein Kampf de façon ostentatoire, l’air concentré et approbateur. Si on vous fait une réflexion, avancez la liberté d’expression. Si la personne insiste, demandez lui ce qui l’agace tant chez ce Monsieur Hitler : l’écrivain ou le peintre ?
Quand vous vous faites casser la gueule, c’est gagné.
Le truc : S’habiller en Hippy, pour mieux déstabiliser autour de vous.
- Au congrès du Medef
Lire le Manifeste du Parti communiste, surlignant certains passage, griffonnant des notes dans la marge, murmurant "Voilà, c’est ça la solution".
Quand quelqu’un vient vous demander ce que vous faites ici, c’est gagné.
Le truc : S’habiller en costard-cravate, et s’appuyer sur Les Échos ou le Figaro quand vous soulignez des passages.
- Lors d’un rassemblement d’automobiles de collection
Se faire prendre en photo devant une 106 signature garée juste à côté d’une Bugatti Type 57. Quand on vient vous demander en quoi votre voiture est si particulière, c’est gagné.
Le truc : Simuler grâce à des complices une interview du propriétaire de la 106 pendant ce temps.
Mercredi 03 Mars 2010
Sans Titre.
Le ciel s'est ouvert sur de l'air
J'avais failli tomber par terre
Il pleuvait des camemberts
Dans un champ d'hélicoptère
J'ai pris mon ananas avec moi
Et j'ai couru tout droit, tout droit
Ma grenouille en bandoulière,
Pour aller pendre la crémaillère.
Virevoltant allègrement
Enjambant les escarpements
Je contemplais les sycomores
Puis j'escaladais les Dunes
De Montréal à Pampelune
Sans l'once d'un remords.
Sonnet à quatre mains et à l'Italienne d'un lundi après midi.
J'avais failli tomber par terre
Il pleuvait des camemberts
Dans un champ d'hélicoptère
J'ai pris mon ananas avec moi
Et j'ai couru tout droit, tout droit
Ma grenouille en bandoulière,
Pour aller pendre la crémaillère.
Virevoltant allègrement
Enjambant les escarpements
Je contemplais les sycomores
Puis j'escaladais les Dunes
De Montréal à Pampelune
Sans l'once d'un remords.
Sonnet à quatre mains et à l'Italienne d'un lundi après midi.
Mardi 02 Mars 2010
Contes Binaires Du Temps Qui Passe
Il était zéro et une fois, un jeune guerrier Gguik qui n’attendait que le moment propice pour prouver sa valeur. Répondant au nom de Franook, ce personnage de belle taille, élancé et remarquablement doué lorsqu’il s’agissait de glisser sur de la neige avec des bâtons plats aux pieds, avait un œil vert et un marron, la chevelure foncée mais longue et un large sourire qui lui fendait le visage en tout temps. Comme tous les Gguik, son identité hésitait encore entre l’homme et la femme, ce détail étant généralement inutile au vu de leur mode de reproduction. Il était donc un être mais un être avec de grandes aspirations qu’il souhaitait accomplir avec le plus de panache possible, sans perdre de vue son objectif suprême qui était de prendre contrôle du monde.
Jeudi 07 Janvier 2010
Sauvons l'exception culturelle française
On le sait, en ce moment, la Culture française (avec un grand C) ne va pas fort : Nous fêterons dans quelques jours les deux ans de la mort de Carlos, alors que Johnny ne semble pas être au mieux de sa forme.
Heureusement, notre Gouvernement veille : débat sur l'identité nationale, loi Hadopi, tentative de réhabilitation du Panthéon..
Pourtant, tout cela suffira-t-il à sauver cette fameuse exception culturelle française ? La mondialisation inéluctable ne finira-t-elle pas, à terme, à lisser le paysage mondial, toute différence étant vouée à se voir remettre dans le rang - de gré ou de force ?
Toute œuvre doit plaire au plus grand nombre. Ainsi, un film, un ouvrage ou une musique qui ne trouverait que quelques amateurs dilués dans la foule n'est pas économiquement viable, critère sine que non pour son succès à long terme. La réussite économique doit précéder la réussite intellectuelle.
Devons-nous laisser un tel état de fait se développer ? Non ! La tyrannie de la majorité ne doit pas s'exercer sur les esprits éclairés des penseurs libres de notre temps ! Nul obstacle autre que la forme même d'expression par laquelle nos artistes entendent nous faire accéder à la connaissance même des sentiments humains ne doit se dresser sur le chemin déjà par trop ardu qui compose leur peine quotidienne à l'encontre de laquelle ils dressent vaillamment, jour après jour, l'abnégation désespérée du poète et la dévotion magnifique de celui qui accepte en connaissance de cause de sacrifier sa propre personne au nom de l'Art1 !
Mais rassurez vous mes frères2 !
La Moira de la Pensée et des Arts veille, et Némésis frappera bientôt ceux qui ont cru pouvoir marchander la Culture comme une vulgaire denrée. Le retour de la balance, dans un juste châtiment divin, viendra de là où est venue la folle tentative teintée d'hybris des Hommes de contrôler un domaine qui les dépasse : Internet.
Assurant une diffusion aussi rapide qu'efficace, aussi incontrôlable qu'universelle, la toile sera en 2010 le principal support du renouveau de l'exception culturelle française.
Voyez, braves gens, la main providentielle de Terpsichore a déjà frappé :
Et oui, vous ne rêvez pas : plus de 18 millions de visionnages pour cette œuvre représentative de l'esprit nouveau qui souffle sur notre pays !
Ce qui classe cette bien belle démonstration du talent français dans les 10 premières vidéos les plus vues (avec 2 David Guetta, 1 Fatal bazooka et 1 Tokio Hotel, excusez du peu).
Tout de suite, on se sent mieux : l'originalité a encore sa place dans notre monde. Ouf.
Et pour ceux qui voudraient aller encore plus loin, je vous conseille d'aller voir Avatar. Scénaristiquement parlant, c'est d'une audace et d'une innovation tout simplement époustouflantes. Franchement, on n'a jamais vu ça.
------------------
1 Respirez
2 Calmez vous, enfin, c'est un effet de style, rien d'autre.
Heureusement, notre Gouvernement veille : débat sur l'identité nationale, loi Hadopi, tentative de réhabilitation du Panthéon..
Pourtant, tout cela suffira-t-il à sauver cette fameuse exception culturelle française ? La mondialisation inéluctable ne finira-t-elle pas, à terme, à lisser le paysage mondial, toute différence étant vouée à se voir remettre dans le rang - de gré ou de force ?
Toute œuvre doit plaire au plus grand nombre. Ainsi, un film, un ouvrage ou une musique qui ne trouverait que quelques amateurs dilués dans la foule n'est pas économiquement viable, critère sine que non pour son succès à long terme. La réussite économique doit précéder la réussite intellectuelle.
Devons-nous laisser un tel état de fait se développer ? Non ! La tyrannie de la majorité ne doit pas s'exercer sur les esprits éclairés des penseurs libres de notre temps ! Nul obstacle autre que la forme même d'expression par laquelle nos artistes entendent nous faire accéder à la connaissance même des sentiments humains ne doit se dresser sur le chemin déjà par trop ardu qui compose leur peine quotidienne à l'encontre de laquelle ils dressent vaillamment, jour après jour, l'abnégation désespérée du poète et la dévotion magnifique de celui qui accepte en connaissance de cause de sacrifier sa propre personne au nom de l'Art1 !
Mais rassurez vous mes frères2 !
La Moira de la Pensée et des Arts veille, et Némésis frappera bientôt ceux qui ont cru pouvoir marchander la Culture comme une vulgaire denrée. Le retour de la balance, dans un juste châtiment divin, viendra de là où est venue la folle tentative teintée d'hybris des Hommes de contrôler un domaine qui les dépasse : Internet.
Assurant une diffusion aussi rapide qu'efficace, aussi incontrôlable qu'universelle, la toile sera en 2010 le principal support du renouveau de l'exception culturelle française.
Voyez, braves gens, la main providentielle de Terpsichore a déjà frappé :
Et oui, vous ne rêvez pas : plus de 18 millions de visionnages pour cette œuvre représentative de l'esprit nouveau qui souffle sur notre pays !
Ce qui classe cette bien belle démonstration du talent français dans les 10 premières vidéos les plus vues (avec 2 David Guetta, 1 Fatal bazooka et 1 Tokio Hotel, excusez du peu).
Tout de suite, on se sent mieux : l'originalité a encore sa place dans notre monde. Ouf.
Et pour ceux qui voudraient aller encore plus loin, je vous conseille d'aller voir Avatar. Scénaristiquement parlant, c'est d'une audace et d'une innovation tout simplement époustouflantes. Franchement, on n'a jamais vu ça.
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1 Respirez
2 Calmez vous, enfin, c'est un effet de style, rien d'autre.
Jeudi 24 Décembre 2009
Noël
Je me suis toujours demandé qui attendait avec le plus d'impatience cette fête religieuse célébrant l'amour de tous et le partage désintéressé : ces chers enfants, dont les yeux emplis d'étoiles se perdent dans ceux broussailleux du Père Noël qui tient ces petits êtres sur ses genoux, leur promettant montagnes de cadeaux qu'ils ouvriront le lendemain dès l'aube, de leurs petites mains impatientes et fébriles, ou tous les pédophiles refoulés qui, une fois l'an, se voient autorisés à tripoter de la marmaille à la seule condition de s'affubler d'un grotesque costume rouge ?
J'hésite encore. Jusqu'à très récemment, moi aussi j'étais convaincu que la substance blanche sur les branches des sapins dans les maisons était de la neige. Mais c'est une autre histoire.
C'est peut-être ça, la magie de Noël.
Allez, joyeux Noël, et n'oubliez pas que ce soir vous consommerez sans doute en équivalent calorique en riz ce qu'ingurgite une famille burkinabée en un mois (sauf en cas de famine, bien entendu).
J'hésite encore. Jusqu'à très récemment, moi aussi j'étais convaincu que la substance blanche sur les branches des sapins dans les maisons était de la neige. Mais c'est une autre histoire.
C'est peut-être ça, la magie de Noël.
Allez, joyeux Noël, et n'oubliez pas que ce soir vous consommerez sans doute en équivalent calorique en riz ce qu'ingurgite une famille burkinabée en un mois (sauf en cas de famine, bien entendu).
Mardi 01 Décembre 2009
24 jours chrono
Aujourd'hui, c'est le 1er décembre.
Écoliers, c'était la saison où nous décorions la classe de la maîtresse avec des sapins en papier, des guirlandes de crépon et des étoiles de givre sur les fenêtres. A la récré, nous avions la malice innocente de nous envoyer des boules de neige de nos petites mains frêles et potelées, même si Maman nous grondait parce qu'on mouillait nos gants en laine.
Nous cachions des papillotes dans nos casiers, pour récupérer les pétards et faire peur aux filles à la sortie.
La dernière semaine avant les vacances, on avait même pas de récitation à apprendre, et à la place la maitresse nous lisait un conte de Noël en nous montrant les images.
Le matin de Noël, on recevait plein de jouets : des à construire (avec l'aide de Papa), des à faire rouler, des pour inventer des histoires...
Aujourd'hui, c'est le 1er décembre.
Y neige pas, j'ai reçu un courrier "Réussissez votre Investissement Immobilier Locatif avec la Loi Scellier", j'ai appris que mes partiels commençaient le 4 janvier, et pour Noël j'aurai sans doute des sous - pour changer.
Aujourd'hui, c'est le 1er décembre.
Mais je m'en fous. Moi, je vais aller ouvrir ma première fenêtre.
Et quand on y pense, on aurait bien eu l'air con si Jésus était né le 2 décembre.
Écoliers, c'était la saison où nous décorions la classe de la maîtresse avec des sapins en papier, des guirlandes de crépon et des étoiles de givre sur les fenêtres. A la récré, nous avions la malice innocente de nous envoyer des boules de neige de nos petites mains frêles et potelées, même si Maman nous grondait parce qu'on mouillait nos gants en laine.
Nous cachions des papillotes dans nos casiers, pour récupérer les pétards et faire peur aux filles à la sortie.
La dernière semaine avant les vacances, on avait même pas de récitation à apprendre, et à la place la maitresse nous lisait un conte de Noël en nous montrant les images.
Le matin de Noël, on recevait plein de jouets : des à construire (avec l'aide de Papa), des à faire rouler, des pour inventer des histoires...
Aujourd'hui, c'est le 1er décembre.
Y neige pas, j'ai reçu un courrier "Réussissez votre Investissement Immobilier Locatif avec la Loi Scellier", j'ai appris que mes partiels commençaient le 4 janvier, et pour Noël j'aurai sans doute des sous - pour changer.
Aujourd'hui, c'est le 1er décembre.
Mais je m'en fous. Moi, je vais aller ouvrir ma première fenêtre.
Et quand on y pense, on aurait bien eu l'air con si Jésus était né le 2 décembre.
Dimanche 15 Novembre 2009
Apologies
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Je viens d'atteindre le stade ultime. Le gros lot. Le sacre suprème. Le caramel macchiatto divin. La fondue au chocolat Häagen Dazs. Le dernier level, celui avec le boss des boss.
Je viens de faire un titre avec un homographe non homophone dans mes deux langues.
Et ça c'est beau.
Tout ça pour vous dire que je vais avoir beaucoup de travail ces prochains jours, donc pas franchement le temps de poster rapidement. Mais bientôt je pourrai vous raconter la suite de mon Road-trip, mon épopée à Toronto et aux chutes du Niagara...
( admirez également l'art du teasing que l'on cultive comme un potimarron précieux sur ce blog ...)
D'ici là,
Apologitiquement vôtre,
Ad Augusta
Je viens d'atteindre le stade ultime. Le gros lot. Le sacre suprème. Le caramel macchiatto divin. La fondue au chocolat Häagen Dazs. Le dernier level, celui avec le boss des boss.
Je viens de faire un titre avec un homographe non homophone dans mes deux langues.
Et ça c'est beau.
Tout ça pour vous dire que je vais avoir beaucoup de travail ces prochains jours, donc pas franchement le temps de poster rapidement. Mais bientôt je pourrai vous raconter la suite de mon Road-trip, mon épopée à Toronto et aux chutes du Niagara...
( admirez également l'art du teasing que l'on cultive comme un potimarron précieux sur ce blog ...)
D'ici là,
Apologitiquement vôtre,
Ad Augusta
