Edito
Entre "blog" et "glob" il n'y a qu'un pas ...
Jeudi 07 Aout 2008
[Parler] Dîtes « non » !
« Non ! » (54,67 %, le 29 mai 2005)
...
Je ne suis pas pour l'opposition constante qui vise à dire « non » tout le temps, pour un tout et n’importe quoi. D'ailleurs je ne vous encourage pas à adopter cette attitude (même si vous vous en foutez) parce que ça peut devenir lassant à la longue, ou ça peut créer quelques bugs, genre :
Ne pas dire « non » systématiquement, donc. Mais oser le dire quand c'est nécessaire. Une sorte de rébellion légitime en somme. Se réveiller face à quelque chose d'injuste. Et l'injustice, parlons en !
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Je ne suis pas pour l'opposition constante qui vise à dire « non » tout le temps, pour un tout et n’importe quoi. D'ailleurs je ne vous encourage pas à adopter cette attitude (même si vous vous en foutez) parce que ça peut devenir lassant à la longue, ou ça peut créer quelques bugs, genre :
« Tu sors ce soir ?
- Non.
- Donc tu restes ici ?
- Non. »
Ne pas dire « non » systématiquement, donc. Mais oser le dire quand c'est nécessaire. Une sorte de rébellion légitime en somme. Se réveiller face à quelque chose d'injuste. Et l'injustice, parlons en !
Samedi 17 Mai 2008
[Parler] Brèves de couloir
« Quand vous verrez la lumière au bout du tunnel, priez pour que ce ne soit pas le train. » (Daniel Lemire)
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S’il y a un truc que je déteste, c’est bien les conversations de couloir …
Qu’est ce donc qu’une « conversation de couloir ? » me dira la personne qui ne comprend pas bien le français (et ils sont nombreux, et se reconnaîtront).
La conversation de couloir type se passe dans un couloir, ou un hall, ou éventuellement dans la rue (qui est finalement, si on regarde de plus près, une sorte de couloir en plein air, mais bon, on va pas non plus commencer à philosopher sur le sort du couloir dans la société de consommation, sinon, on serait pas sorti). Elle est très courte, pas plus de deux échanges. Et, point essentiel, elle commence en général par : « salut, ça va ? »
Et là … tout bascule pour la personne interpellée.
Elle ne *peut* plus faire demi-tour… elle *doit* répondre, c’est atroce. Évidemment répondre par un simple « bonjour » semble vexant pour la personne en face, du coup, on se dit qu’il faut répondre de manière plus approfondie et plus personnalisée, c’est la moindre des politesses.
"Salut Danny, ça va ?"
Mais répondre par quoi ? « Bonjour, ouais, ça va bien » est grossier et autocentré. Ne pas répondre, ce qui correspondrait presque à un « ta gueule » bien placé, peut passer, mais dans ce cas, il ne faut pas craindre de se mettre à dos tous ses collègues en moins d’une semaine. Pire encore, ils pourraient commencer à se dire « oh lala, <machin> va vraiment pas bien en ce moment ! » et débuterait alors la douce rengaine chiante du « qu’est ce qui va pas ? Tu veux en parler ? ».
Pour faire court, il y a, semble-t-il, beaucoup d'alternatives. Personnellement, j’ai opté pour une attitude automatique. A chaque fois que quelqu’un me salue dans le couloir, trois possibilités s’offrent à moi : soit un petit signe de tête sympa, soit un « ça va ? » accompagné d’un sourire (parfois hypocrite), ou encore – si, au départ, un « ça va ? » a été lancé – je réponds par l’interrogative « et toi ? », cash.
J'avoue cependant que si ça ne tenait qu'à moi, je ne parlerais à personne, et taillerais la zone sans même regarder les gens, mais mon psy me l'a déconseillé.
Bon après, il est aussi possible que les deux protagonistes aient un peu de temps devant eux ; et du coup, on s’arrête, on discute, on boit un coup, et on s'abandonne. Ca pourrait presque faire une chanson ! Mais ce n'est plus trop le sujet.
Et vous, ça va ?
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S’il y a un truc que je déteste, c’est bien les conversations de couloir …
Qu’est ce donc qu’une « conversation de couloir ? » me dira la personne qui ne comprend pas bien le français (et ils sont nombreux, et se reconnaîtront).
La conversation de couloir type se passe dans un couloir, ou un hall, ou éventuellement dans la rue (qui est finalement, si on regarde de plus près, une sorte de couloir en plein air, mais bon, on va pas non plus commencer à philosopher sur le sort du couloir dans la société de consommation, sinon, on serait pas sorti). Elle est très courte, pas plus de deux échanges. Et, point essentiel, elle commence en général par : « salut, ça va ? »
Et là … tout bascule pour la personne interpellée.
Elle ne *peut* plus faire demi-tour… elle *doit* répondre, c’est atroce. Évidemment répondre par un simple « bonjour » semble vexant pour la personne en face, du coup, on se dit qu’il faut répondre de manière plus approfondie et plus personnalisée, c’est la moindre des politesses.
"Salut Danny, ça va ?"
Mais répondre par quoi ? « Bonjour, ouais, ça va bien » est grossier et autocentré. Ne pas répondre, ce qui correspondrait presque à un « ta gueule » bien placé, peut passer, mais dans ce cas, il ne faut pas craindre de se mettre à dos tous ses collègues en moins d’une semaine. Pire encore, ils pourraient commencer à se dire « oh lala, <machin> va vraiment pas bien en ce moment ! » et débuterait alors la douce rengaine chiante du « qu’est ce qui va pas ? Tu veux en parler ? ».
Pour faire court, il y a, semble-t-il, beaucoup d'alternatives. Personnellement, j’ai opté pour une attitude automatique. A chaque fois que quelqu’un me salue dans le couloir, trois possibilités s’offrent à moi : soit un petit signe de tête sympa, soit un « ça va ? » accompagné d’un sourire (parfois hypocrite), ou encore – si, au départ, un « ça va ? » a été lancé – je réponds par l’interrogative « et toi ? », cash.
J'avoue cependant que si ça ne tenait qu'à moi, je ne parlerais à personne, et taillerais la zone sans même regarder les gens, mais mon psy me l'a déconseillé.
Bon après, il est aussi possible que les deux protagonistes aient un peu de temps devant eux ; et du coup, on s’arrête, on discute, on boit un coup, et on s'abandonne. Ca pourrait presque faire une chanson ! Mais ce n'est plus trop le sujet.
Et vous, ça va ?
