Kevin Kofler (./171) :Quant au packaging, les systèmes de compilation des distributions GNU/Linux ne permettent pas d'aller récupérer du code sur le web pendant la compilation, il faut donc le récupérer avant et créer un tarball.
Vive le AUR de Arch, alors \o/
Plus sérieusement, je suis d'accord avec certains arguments de Kevin, mais pas tous.
D'une part, les usages changent, et la création d'applications universelles (tous OS) est un réel besoin, parce que les gens veulent pouvoir utiliser la même application sur leur ordinateur fixe, portable ou leur téléphone mobile, mais de façon à ce que ladite application sache tirer parti des spécificités de chaque environnement.
Finalement, l'ensemble JS/CSS/HTML arrive à proposer (pas totalement mais en grande partie) ce qui était attendu de Java, à plusieurs détails près :
- Les usagers ont fait d'Internet le centre de leur activité.
- Le contenu et/ou les "applications web lourdes" est indexable par les navigateurs, et est accessible du monde entier sans installation ni déploiement.
- Le contrôle aux accès des applications peut être centralisé (mine de rien, pour le déploiement en entreprise, c'est un point critique : plus besoin de politique de déploiement sur les postes : un navigateur, une URL, et tu gères droits et comptes de façon centralisée)
- Java propose une UI très riche, mais visuellement déprimante pour l'utilisateur (très 80's). Ca peut éventuellement être supportable dans un environnement pro, mais c'est impensable dans un environnement domestique où les écrans sont partout. Et même aujourd'hui, le rapport à l'outil informatique dans le milieu du travail a changé : les utilisateurs veulent un confort d'utilisation et un look'n feel qui soit au moins au niveau de ce à quoi ils ont accès chez eux. Du coup, la souplesse d'HTML+CSS (qui vient en fait de son absence de socle de base et où, du coup, on doit tout faire) apporte un plus. En fait, c'est un défaut qui a amené une qualité
- HTML/CSS/JS permet au plus débutant des débutants de faire une page simple et d'avoir l'impression de pouvoir communiquer au monde entier. Java ne permet pas ça. Du coup, tu vas avoir un taux de pénétration des outils qui sera différente, des compétences qui vont se développer autrement, etc.
Après, pour devoir me plonger dans le dev frontend un peu plus que d'abitude, je trouve ça assez chiant, mais c'est surtout parce que je ne maîtrise pas la moitié de la souplesse (puissance ? faiblesse ?) offerts par le JS. Je viens de langages beaucoup plus "traditionnels", donc je suis vite dépassé. À tel point que, parfois, j'ai juste envie de mettre à jour mes div avec des innerHTML reçus du serveur plutôt que de travailler avec de l'XML à traiter
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(mais je me retiens ˆˆ)