comment ta sav a pu lacher ?
Nhut Le 11/03/2008 à 21:21 La série Advance Wars a débuté sur GBA en 2001 (bien qu'elle soit connue au Japon depuis la NES sous le nom de "Famicom Wars") et s'est immédiatement posée comme un incontournable du genre stratégie. Advance Wars (GBA), Advance Wars 2: Black Hole Rising (GBA) et Advance Wars: Dual Strike (NDS) sont tous des jeux de qualité et des références en la matière.
Qu'en est-il du dernier rejeton d'Intelligent Systems, Advance Wars: Dark Conflict? Il marque un changement radical avec les trois premiers épisodes de la série des "Advance" (et même avec tous les précédents sortis au Japon sur Famicom, Game Boy et Super Famicom). En effet il n'est plus question d'une guerre "drôle": le design perd son côté caricatural, le scénario est beaucoup plus sombre, les généraux ne sont plus des enfants et jeunes adolescents (enfin pour la grande majorité), les notions de mort et de souffrance sont omniprésentes. La guerre c'est du sérieux!
La Terre est au plus mal: une pluie de météorites a annihilé 90% de la population mondiale et a désertifié la planète. Les survivants font ce qu'ils peuvent pour survivre, trouver à manger, fuir les pillards et les maladies... ça pour être sombre, c'est sombre. Le scénario s'étoffe au fur et à mesure des 26 missions proposées dans la campagne solo.
Globalement, le gameplay de cet épisode est très similaire à ses grands frères: à chaque tour on déplace et crée des unités, on attaque l'ennemi au contact et à distance, on capture des villes dont les fonds seront utilisés pour renforcer nos effectifs... Le décor sur lequel se déplacent nos unités ont leur importance: en effet plus le terrain est difficile moins il est aisé de le traverser. Par contre il offrira une meilleure couverture défensive qu'un terrain à découvert. Le brouillard de guerre est présent dans certaines missions, et vous obligera à avancer prudemment à couvert de peur de tomber sur un ennemi embusqué dans l'ombre... Tous les types d'unités sont représentés: il y aura des batailles sur terre, sur et sous mer et dans les airs. Et parfois partout en même temps. Tout a été pensé jusqu'au dernier détail afin que le joueur se prenne pour un grand stratège.
Bien que l'on puisse déplorer la disparition de certaines unités comme l'avion furtif, on accueillera avec bonheur l'arrivée des nouvelles comme le canon défensif, permettant d'attaquer au contact comme à distance tout en étant capable de riposter à une attaque directe ennemie. D'autres unités ont vu leurs capacités changer, tel le cuirassé désormais capable de se déplacer et tirer pendant le même tour ce qui en fait une unité redoutable en mer et sur les côtes.
Le choix du commandant est comme d'habitude primordial: chacun possède ses propres spécialités. Untel a des unités aériennes plus puissantes, untel voit mieux dans le brouillard de guerre, untel régénère ses soldats... En plus de cela ces commandants ont aussi un pouvoir personnel qui peut leur permettre de reprendre l'avantage dans les situations désespérées. La principale nouveauté de ce Advance Wars: Dark Conflict à ce niveau est la possibilité pour les généraux de prendre place à bord d'un véhicule pour le rendre plus puissant et plus résistant. Les unités alliées se trouvant dans son voisinage direct ("l'état-major", de dimension variable) verront également leurs capacités augmenter parfois jusqu'à des valeurs insoupçonnées.
Quid de la durée de vie? Le jeu propose plusieurs modes de jeu: la campagne solo, les missions libres, le jeu à plusieurs en réseau local ou mondial, et l'éditeur de cartes.
La campagne solo propose 26 missions principales et 38 d'entraînement. Il est regrettable que les missions d'entraînement n'apportent rien au scénario. Advance Wars Dark Conflict est plus facile que Advance Wars Dual Strike (le conseil de guerre donnant des conseils au joueur pour la victoire y est pour quelque chose), et plus court aussi. On notera l'absence du mode Hard, tout comme du mode action et du magasin de Hachi qui permettait d'échanger nos points durement acquis pendant le jeu contre des goodies comme des nouveaux généraux, des musiques, des artworks, des nouvelles cartes et missions libres...
Toutes les maps des missions libres sont déjà débloquées d'entrée de jeu, et le choix du général ennemi est laissé au libre choix du joueur. Les finir ne débloque rien. Dommage.
Le jeu à plusieurs en local est comme dans les autres épisodes: avec un ami de même niveau que vous, une partie peut durer des heures! Le jeu en réseau mondial avec des inconnus est à fuir comme la peste, car les adversaires ont tendance à quitter le jeu dès que ça sent le roussi pour eux. Les victoires par abandon sont légion. Jouez avec vos amis, c'est obligatoire.
Il est possible de télécharger des maps créées par d'autres joueurs, qu'ils soient vos amis ou non et aussi d'envoyer les siennes sur le réseau Nintendo afin d'en faire profiter le monde entier.
Ainsi si la durée de vie de AVDC est inférieure à celle de AVDS elle reste tout de même très conséquente.
Dire que cet épisode est inférieur au précédent est un exercice difficile, car l'ambiance qui se dégage de lui est très différente et plus sérieuse (quoique pas à 100% sérieuse non plus) ce qui est très agréable, les nouvelles unités et les modifications des anciennes lui confèrent un renouveau au niveau des stratégies de victoire, et les différents personnages sont assez attachants. Advance Wars: Dark Conflict reste un incontournable de la DS.
C'est donc au joueur de choisir quel genre de guerre il préfère.
5/5

Perso je préfère Days of Ruin à Dual Strike, ne serait-ce que pour l'équilibre de jeu mieux paufiné
Oui mais c'est justement le gros reproche que je fais à Dual Strike : ses généraux dont certains ont des pouvoirs complètement dingues associé du double pouvoir qui renverse totalement une situation, aucune once de stratégie là dedans.
Pour le reste c'est vrai il est regrettable de ne pas avoir conservé une campagne "Hard" et un magasin.